RUTH GURVICH

RUTH GURVICH

SCHWARZALD en argent massif, finition oxydée et porcelaine H13 cm diamètre 28 cm pièce unique présentée sur un miroir teinté 75 x 50 cm

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Jaume Piensa

Jaume Piensa

Né en 1955, il a fait ses études à l’Escuela Llotja et à l’Escuela Superior de Bellas Artes (École Supérieure des Beaux Arts) de Sant Jordi. Depuis 1980, avec sa première exposition à Barcelone, et jusqu’à aujourd’hui, il a vécu et travaillé à Berlin, à Bruxelles, en Angleterre, en France et aux États-Unis. Actuellement, il partage sa vie entre Paris et Barcelone. Il a été professeur à l’École Nationale des Beaux-arts à Paris et aussi dans différentes universités et instituts d’art. En parallèle, il collabore comme professeur invité à l’École de l’Art Institute de Chicago.

Depuis 1992, il a obtenu différents prix et distinctions, aussi bien nationaux qu’internationaux, en particulier, son investiture en tant que Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère français de la Culture (1993), le Prix National des Arts Plastiques - Prix National de Culture du Gouvernement de Catalogne 1997 (Barcelone), et, plus récemment, il a été nommé Doctor Honoris Causa de l’École de l’Art Institute de Chicago (Chicago, États-Unis., 2005).

Son œuvre sculpturale a connu plusieurs étapes, développées en majorité avec des matériaux de récupération, ainsi que du fer, du bronze, du cuivre, etc. En 1986, il a commencé une série de sculptures en fer forgé, et ensuite il a incorporé la lumière et le texte écrit en relief. Récemment, ses matériaux de fusion ont été la résine synthétique, le verre, l’albâtre, le plastique, la lumière, le ciment, la vidéo et le son. En sus de son œuvre sculpturale, Jaume Plensa a aussi une grande production d’œuvres sur papier et gravures, et travaille souvent sur la scénographie et l’habillage pour une œuvre et des productions théâtrales.

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François Morellet

François Morellet

François Morellet, qui fut également industriel de 1948 à 1975, est un artiste contemporain français, peintre, graveur et sculpteur, né en 1926 à Cholet (Maine-et-Loire). Il est considéré comme l’un des acteurs majeurs de l’abstraction géométrique de la seconde moitié du xxe siècle et un précurseur du minimalisme.

Dès la fin des années 1940, la peinture de François Morellet s’efforce d’évacuer la subjectivité individuelle en obéissant à des préoccupations collectives. Après une courte période figurative (1947-1950), il amplifie cette évolution vers un art délivré de tout romantisme en choisissant l’abstraction en 1950, sous l’influence de Pierre Dmitrienko (1925-1974) : il adopte alors un langage géométrique très dépouillé, marqué par l’exemple de Mondrian, composé de formes simples (lignes, carrés, triangles), dans un nombre limité de couleurs, assemblés dans des compositions élémentaires sur deux dimensions. Ces recherches sont marquées par l’œuvre de Max Bill et l’Art concret, découverts lors d’un voyage au Brésil en 1951, et par les motifs géométriques de l’Alhambra de Grenade, admirés en 1952. Jusqu’en 1960, Morellet établit les différents systèmes d’arrangement des formes qu’il emploie (superposition, fragmentation, juxtaposition, interférences…), en créant notamment sa première « trame », un réseau de lignes parallèles noires superposées selon un ordre déterminé. De 1961 à 1968, il est l’un des créateurs et protagonistes de l’Art cinétique au sein du Groupe de Recherche d’Art Visuel (GRAV) avec cinq autres artistes : Francisco Sobrino, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, Yvaral et Joël Stein, ainsi que François et Vera Molnar1. Il participe également au mouvement international de la Nouvelle Tendance. Il cherche dans ce contexte à créer un art expérimental qui s’appuie sur les connaissances scientifiques de la perception visuelle et qui soit élaboré collectivement. En 1963, Morellet commence à créer des œuvres avec des tubes de néon, comme l’artiste américain Dan Flavin. Après 1970, débute pour lui une troisième période marquée par la création d’œuvres de plus en plus dépouillées, qui jouent avec leur support et l’espace qui les environne. Il réalise alors un grand nombre d’intégrations architecturales, depuis sa première intervention monumentale sur le plateau de la Reynie (Paris, Beaubourg) en 1971. Pour Morellet, l’œuvre d’art ne renvoie qu’à elle-même. Son titre, généralement sophistiqué (l’artiste aime les jeux de mots), indique la règle du jeu qui a présidé à son élaboration. Il entend contrôler le processus de création et démystifier la mythologie romantique de l’art et de l’artiste, en justifiant chacun de ses choix par un principe établi au préalable, qui peut d’ailleurs aller jusqu’à faire intervenir le hasard dans certaines composantes de l’œuvre. L’application rigoureuse des notions de géométrie, apporte au fil des années une approche spatiale qui le situe d’emblée à l’avant garde de l’Art concret ou Art minimal. Trois artistes américains, Ellsworth Kelly, Frank Stella et Sol LeWitt ont poursuivi des recherches similaires à François Morellet. Cela aboutit à une création d’où le sentiment est absent : « Une expérience véritable doit être menée à partir d’éléments contrôlables en progressant systématiquement suivant un programme. Le développement d’une expérience doit se réaliser de lui-même, en dehors du programmateur. »2 Cette recherche de la neutralité active conditionne le propos de François Morellet et l’inscrit dans une contemporanéité certaine qui peut se définir par des expérimentations comme les Répartitions aléatoires et les Trames depuis les années 1950, les Désintégrations architecturales depuis 1971, les Géométrees depuis 1983, les Défigurations depuis 1988, les Déclinaisons de pi depuis 1998. Artiste à forte réputation internationale usant de multiples supports comme matériaux (toiles, tableaux, adhésifs, néons, surfaces de bâtiments, etc.), il jouit d’une grande considération en France et en Allemagne se manifestant par un nombre important de commandes publiques et privées ainsi que dans de nombreux pays européens comme la Suisse, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas de même qu’aux États-Unis. Son intervention sur le lieu au travers d’une pratique in situ lui fait explorer les domaines de l’installation et de l’environnement. Du 20 juin au 16 septembre 2007, il propose au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris un projet d’exposition "Blow-up 1952-2007", posant la question de l’agrandissement et de la reprise d’œuvres antérieures. Second artiste à voir de son vivant une œuvre exposée au Louvre, François Morellet a inauguré le 27 janvier 2010 un décor pérenne commandé par le Musée du Louvre : L’esprit d’escalier. Il a investi les baies et oculi de l’escalier Lefuel (aile Richelieu), édifié au milieu du xixe siècle, et "s’amuse à fragmenter et déstabiliser les vitrages en ferrailles un peu frustes, en les confrontant à leur propre image réalisée grâce à une technique ancienne et précieuse des maîtres verriers".

Exposition "François MORELLET - Réinstallations" au Centre Pompidou Du 2 mars au 4 juillet 2011Dans la série des rétrospectives que le Centre Pompidou consacre aux grandes figures de l’art actuel, une exposition inédite présente une relecture du travail de François Morellet. L’exposition RÉINSTALLATIONS met l’accent sur un aspect original et pionnier de l’œuvre de l’artiste, les installations. Ayant privilégié les formes géométriques et l’utilisation du hasard, Morellet a développé pendant plus de soixante ans une œuvre majeure et très originale au sein de l’abstraction géométrique.

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